CROWDFUNDING : L’ETUDE DE MARCHE GRATUITE ?

Chez Finamars, nous voudrions lancer un nouveau produit. On y croit fort, mais comment être sûr qu’il correspondra bien aux attentes ?

Ce qu’il faudrait, c’est une étude de marché. Une grande étude de marché, avec de vrais clients qui nous donneraient vraiment leur avis. Encore mieux s’ils pouvaient déjà commander ce nouveau produit avant qu’il n’existe.

Et si, en plus, l’étude de marché pouvait être gratuite ?

On rêve, c’est ça ?

Non, on ne rêve pas. Ca existe et ça s’appelle le crowdfunding ou l’art de détourner une technique de financement à d’autres fins.

Du rêve à la réalité et de la ruche au miel… en ouvrant un robinet.

A Byron Bay (Australie), Cedar Anderson veut récolter du miel en branchant simplement un robinet sur une ruche.
Comment savoir si ce projet va marcher ?
Par le crowdfunding, bien sûr !

Hier soir, 9.800.000 $ de cash étaient déjà récoltés !! Tout en précommande, sans rien lâcher du capital. Sans investir. Belle étude de marché gratuite sur 27.000 clients !

Un robinet pour le miel et un autre pour l’entrepreneur…

Merci Indiegogo !

« The Voice », un exemple réussi de transfert de charge chez le client

Encore plus fort : avant, un producteur dépensait temps et argent pour dénicher, former, promouvoir et finalement produire un artiste, sans savoir s’il allait réellement plaire au public. Aujourd’hui, « The Voice » (pardon pour le pastiche) a renversé le modèle économique en réussissant tous les samedis un crowdfunding télévisuel qui marche à tous les coups. Vous connaissez le principe ? 64 jeunes chanteurs inconnus, déjà accrédités par 4 leaders d’opinion représentatifs de tous les publics vont s’affronter jusqu’à la terrible finale…

Etude de marché, marketing et vente sont désormais intégrés

Oui, mais cette fois, les phases de formation, de sélection et de promotion du futur artiste se déroulent sous les yeux du public et générent immédiatement des revenus au lieu de charges.

Ceux qui seront ensuite éliminés auront déjà généré des ressources publicitaires et les vainqueurs vendront beaucoup de disques ou joueront dans des films, sans aucun risque pour le producteur : le public aime déjà la nouvelle star qu’il s’est fabriqué sur-mesure.

On peut vraiment applaudir.

Finamars, Pierre Granchamp

LA CURATION DE CONTENU POUR LES PME

La curation de contenu

PME : GENERER DU CONTENU AVEC LA CURATION

La curation de contenu
Lorsque vient le temps des vacances, il faut commencer à réfléchir à son organisation : quand partir ? Et où ? Comment on y va ? Jamais simple…

Mais il y a bien pire encore : quand approche la publication de LA newsletter, celle qui est censé informer nos clients sur nos dernières nouveautés, celle qui est envoyée tous les 4 mois. Bref, celle qui terrorise les PME, l’ultime corvée.

Pourquoi ?

  • Parce qu’on a pas suffisamment de contenu à proposer.
  • Parce que personne n’a communiqué en temps et en heure son petit bout d’information qui, conjugué aux autres, aurait dû aboutir à une newsletter décente.

Et comme la situation se répète invariablement, on décide finalement de n’envoyer de news qu’une fois par trimestre, voire 2 fois par an.

Voilà comment l’entreprise cesse petit à petit de communiquer avec ses clients et prospects.

« Au moins, on ne pollue pas les boites mails de nos clients »

C’est vrai : polluer, ce n’est pas bien. Mais à partir de quel moment on cesse d’informer,  d’éduquer, de communiquer ou de maintenir le contact et on commence à polluer ?

A titre personnel, je reçois chaque semaine des news sur différents sujets que je prends rarement le temps de consulter. Mais je ne me désinscris pas, parce que, de temps en temps, j’y trouve un article qui m’intéresse (uniquement dans le titre de la news). Et puis, se désinscrire prend parfois plus de temps qu’effacer le message.

C’est une première clé : il suffit que, de temps en temps, un article me permette de m’apporter quelque chose pour que je conserve le lien. J’attribue alors à la source une valeur de crédibilité suffisamment élevée pour ne pas prendre le risque de la supprimer à tout jamais.

Vous êtes les experts

Nombre de newsletters d’entreprises sont une version compilée de la section « actualités » du site web. Pour cette raison, toutes deux souffrent du même symptôme : un manque d’intérêt de la part du lecteur potentiel. A moins d’être une multinationale, une entreprise peut rarement générer suffisamment d’intérêt sincère pour ses seules actualités.

Il faut donc s’y prendre autrement et partir d’un principe simple : une entreprise en sait toujours plus sur son secteur d’activité que ses clients. Partant de ce constat, c’est dans cette direction qu’on trouvera à la fois de quoi nourrir un site web, un blog et une newsletter régulière.

Chaque secteur d’activité recèle son lot d’actualités, de sujets de fonds, d’anecdotes et de surprises et c’est dans une conjugaison intelligente de ses éléments qu’une PME peut proposer un cocktail intéressant à ses prospects et clients.

Rédiger en interne ? Une PME n’a ni les moyens ni la vocation à se transformer en éditeur de presse. En revanche, internet regorge de matière première prête à être remise en forme.

La curation de contenus

C’est là que la curation vient à notre secours.  Mais qu’est-ce que c’est ?

Une plateforme de curation effectue 2 choses:

1. Elle va chercher automatiquement sur internet des articles correspondants aux mots-clés que vous renseignez (ceux correspondants à votre secteur d’activité)

2. Elle les met en forme de façon unifiée au sein d’un mini-magazine créé à la volée et exportable dans un blog par exemple.

Pour faire simple, c’est comme si Google se transformait en magazine : pour changer de magazine, vous renseignez d’autres mots clés et c’est parti ! C’est donc un moyen relativement simple de générer régulièrement et rapidement de grands volumes de contenus (textes, images, vidéos)

A titre d’exemple, voici notre curation sur le thème de la transformation numérique des entreprises et sa déclinaison sur notre blog.

Le résultat de notre curation

La curation originale

Sa mise en forme dans notre blog

La curation dans un blog

Curer n’est pas copier

« Curer un article » ne revient pas à en extraire le contenu et à en faire un lien vers l’original :  ça, c’est du bookmarking, de la mise en page de signets ou de l’aspiration de contenu et ça n’aura que peu de valeur auprès de votre cible.

La curation donne à son auteur un pouvoir supplémentaire et une légitimité qui le distinguent notablement de la copie : la possibilité de changer certains éléments éditoriaux de l’article.

Le curateur va pouvoir :

  • modifier le titre de l’article original
  • modifier ou réécrire le résumé (chapo)
  • ajouter un commentaire personnel

L’ensemble du processus de curation revient à définir en amont une véritable politique éditoriale et permet de s’affranchir de sa partie la plus chronophage, la rédaction de contenu proprement dite.

(Pour une vision plus approfondie de la curation, voici un article sur ses 5 piliers)

La curation comme outil de génération de contenu personnalisé

La curation est donc un excellent moyen pour une entreprise de maintenir un contact permanent et pertinent avec ses clients, sans prendre le risque de les polluer et tout en conservant une charge de travail économiquement acceptable : le site web est régulièrement nourri, un blog est mis en place sans crainte de le laisser en friche.

Et la newsletter dans tout ça ?

La rédaction de la newsletter s’en trouve grandement facilitée, puisque la curation se fait au fil de l’eau. Il suffit de n’ajouter qu’une information propre à l’actualité de l’entreprise pour mettre en forme un contenu qui va au final intéresser vos clients.

Et enfin, la news ne parle plus que de vous…

CONTACTEZ-NOUS POUR EN SAVOIR PLUS

Economie numérique : les salariés entendent-ils le tocsin ?

(image archives Dauphiné Libéré)

 

C’est un article de l’Usine Digitale au titre provocateur,  » Le numérique sonne-t-il vraiment la fin du salariat » qui fait réagir.

Un constat : actuellement, la substitution du travail salarié par le numérique se fait avec une accélération croissante. Et dans nos entreprises de conseil numérique, nous répondons chaque jour à des demandes pour développer l’activité de nos clients, toujours à iso-ressources et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise. Mais sommes-nous vraiment condamnés par l’économie numérique et quelles possibilités avons-nous pour réagir ?

Moins de salariés, mais plus d’accueil ?

L’article cite le PDG d’Aéroports de Paris qui pense qu’il faudra nécessairement « plus d’hommes pour accueillir, être dans l’empathie« . C’est une belle idée qui puise sa foi dans un transfert du travail traditionnel vers l’économie sociale et solidaire, le service aux personnes ou le développement du tourisme. Sur ce dernier point, s’il est probable qu’AirBnB contribue à développer ce dernier secteur, je ne suis pas certain qu’il fasse croître la quantité de travail nécessaire pour « accueillir ». Quand on remplace le réceptionniste de l’hôtel par le propriétaire de la chambre louée, on détruit de la valeur et l’accueil redevient, certes, une qualité toute personnelle, mais pas un élément de l’économie de marché.

Se pose donc une première question : qui est prêt à financer l’empathie et l’accueil dont parle Mr Augustin de Romanet ?

Pas le travail : le code du travail

Nicolas Colin, co-fondateur de The family insiste quand à lui sur un point clé : si on conserve du travail, c’est bien un travail à la pièce que fabriquent au quotidien les grandes plates-formes d’intermédiation, avec sa conséquence en termes de protection sociale.

Stéphane Richard, le PDG d’Orange parle de réformer le salariat, bien malmené, et pointe les « rigidités du code du travail« , bien connues pour miser sur l’essor de l’entreprenariat. Mais si l’entrepreneuriat doit se développer, comment conserver un équilibre des pouvoirs entre grands donneurs d’ordres et micro-structures ?

Si le salariat est effectivement malmené et s’il ne correspond plus aux mécanismes de l’économie numérique, on constate cependant plus d’efforts faits pour déshabiller le salarié que pour habiller l’entrepreneur.

Les PME, leviers de l’économie et de l’emploi

On gagnerait donc à se poser dès aujourd’hui les bonnes questions sur le rôle des PME, des TPE, voire des micro-entrepreneurs, à reconnaître leur place fondamentale dans l’économie et dans la création de valeur et à réfléchir aux moyens de leur croissance pour anticiper la mort annoncée du salariat tel qu’il nous est présenté aujourd’hui.

Les exemples de réussite en ce sens ne manquent pas et on n’en citera qu’un : la Vallée de l’Arve en Haute-Savoie, tissu extrêmement dense de 600 TPE et PME liées entre elles a régné pendant deux siècles sur le secteur du décolletage au niveau mondial. Malgré une forte crise structurelle en 2000, la vallée, à force d’inventivité, de mutualisation des ressources et des compétences a su se redresser et retrouver le chemin de la croissance. « Le pôle est l’un des rares en France à ne pas avoir été conçu autour de grands groupes, mais en ayant pris le risque de s’adresser à des PME réputées individualistes. Aujourd’hui, le pari est tenu : 300 entreprises sont impliquées » indique Roland Pascal, délégué général de la Fondation Haute-Savoie Avenir. Le chiffre d’affaires de la filière représente aujourd’hui 2,1 milliards d’euros.

Internet et le monde du digital sont physiquement et logiquement composés de noeuds tous reliés les uns aux autres. Nos entreprises et les hommes et les femmes qui les composent doivent à leur tour, plus que jamais s’organiser en clusters, tisser des liens forts, partager des ressources et mettre en commun leur intelligence. L’outil numérique le permet, les hommes doivent se l’approprier.

Le cadre réglementaire doit certainement s’adapter, mais ce qu’il reprendra aux salariés, il devra le rendre aux petites entreprises et aux entrepreneurs.

FINAMARS, AGENCE DE MARKETING NUMERIQUE

Notre mission est d’aider les entreprises à se transformer en leur donnant une vision claire de leur nouvelle place dans l’économie numérique et les moyens d’y parvenir.

Notre expertise unique ? Une maîtrise pragmatique du marketing associé à une profonde connaissance de l’économie numérique.

En exploitant les mécanismes de l’économie numérique, on génère des leviers de croissance nouveaux et complémentaires pour l’entreprise et ses clients.

Parce que nous sommes convaincus qu’au-delà de l’approche parfois tapageuse du numérique, entre start-ups, réseaux sociaux et e-commerce, les opportunités offertes aux PME sont bien réelles mais encore trop peu développées.